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Chapitre 6 – Gestion écologique mondialisée

Ce chapitre examine la mondialisation économique qui fut accélérée à partir des années 1990 ainsi que la crise écologique qui correspond à la même époque. Le chapitre suit directement du premier chapitre, dans ce qu’il présente d’abord comment la vague de mondialisation en cours jusqu’à récemment a mené à un taux création de la richesse inégalée dans l’histoire de l’humanité, mais aussi à de nouveaux défis de distribution des richesses. Mais il est aussi question dans ce chapitre d’examiner les nouveaux défis de gestion de l’environnement qui suivent tout processus de création des richesses. Le concept de durabilité émerge au cœur de la gestion verte, ce renouveau des pratiques de gestion à l’œuvre à l’époque de la mondialisation. La mondialisation ne se limite pas aux enjeux économiques, elle reproduit aussi à sa manière le paradoxe de la consommation. La mondialisation a reproduit à l’échelle mondiale des équilibres antérieurement liés aux cadres nationaux, notamment celui entre un centre financier et une périphérie de pays producteurs. Il n’y a pas une seule capitale financière, il y en a plusieurs, de taille relative. La concurrence internationale au capitalisme d’abord ouest européen a fait émerger de nouvelles puissances économiques, dont la Chine, l’Inde et le Brésil. La nouvelle territorialité que propose une économie mondialisée renferme de nombreuses externalités écologiques liées à la surconsommation, le transport, et l’exploitation des ressources naturelles. Économie et écologie interagissent à de nouvelles échelles dans le cadre de la mondialisation et lorsque ces dynamiques sont transportées à l’échelle du globe la nature des réussites et des dommages est d’ordre planétaire. Cette portée peut passer pour déroutante, surtout pour le simple gestionnaire d’une petite entreprise. La gestion verte est aussi un moyen pour lui de formuler un sens d’éthique qui pourra le libérer de ce déroutement et lui permettre de fonder ses activités dans un rapport plus responsable par rapport aux impacts écologiques.